Dodge Charger Daytona et Sixpack : le jeu des 7 erreurs
Fin 2024, avec grand fanfare, Dodge a lancé la Charger Daytona. Contrairement au modèle qu’elle remplaçait, il s’agissait d’un coupé. Plus encore, l’offre de moteurs à essence était remplacée par une motorisation totalement électrique. Pour un changement, s’en était toute une.
Un an plus tard, la marque américaine bonifie son offre pour l’année modèle 2026 en proposant la Charger Sixpack munie d’un moteur à essence.
En fait, pour des modèles dont les groupes motopropulseurs sont carrément aux antipodes, les Charger Daytona et Sixpack ont quasiment l’air identiques. Mais le sont-elles réellement ? En y regardant de près, on observe plusieurs différences entre les deux modèles. Auto123 a analysé les deux voitures et a recensé sept différences.


1) Évidemment, leur motorisation est différente
Lorsque l’on soulève le capot des deux voitures, on s’aperçoit que la formule est bien différente. Dans le cas de la Charger Daytona, on adopte une recette entièrement électrique. Initialement, une version moins puissante occupait l’entrée de gamme (la R/T), mais celle-ci disparaît pour 2026. Cela étant dit, la Charger Daytona Scat Pack est animée par deux moteurs électriques qui produisent une puissance totale de 670 chevaux.
En 2026, le catalogue est enrichi par l’ajout de deux versions à motorisation à essence. Les deux versions Sixpack, R/T et Scat Pack, reçoivent le moteur Hurricane biturbo à six cylindres en ligne de 3,0 litres. La puissance est établie à 496 chevaux pour la R/T et 550 chevaux pour la Scat Pack. Plus tôt cet automne, Auto123 a d’ailleurs pris le volant de la Dodge Charger Sixpack 2026 sur les routes sinueuses du Tennessee.

2) Le capot n’est pas le même
En raison notamment de ce qu’il renferme, le capot n’est pas tout à fait le même. En effet, le capot des versions Sixpack dotées du moteur à essence est plus haut que celui des modèles Daytona. La différence est subtile, certes, mais elle est bien évidente lorsque les voitures sont côte à côte.
La différence de hauteur entre les deux capots s’explique par le besoin de dégagement pour loger la motorisation à essence.

3) L’inscription embossée à l’arrière n’est pas la même
Toujours à l’extérieur, on observe que la portion arrière est bien distinctive. Sans grande surprise, la Charger Sixpack à essence dispose de sorties d’échappement alors que la Charger Daytona électrique n’en requiert pas.
Quant à l’inscription sur le bas du pare-chocs arrière, elle est différente pour les deux modèles. Sur la Charger Daytona, l’inscription embossée indique Daytona, alors qu’elle indique plutôt Charger sur les modèles à essence.
4) L’inscription sur le tableau de bord est différente
Lorsque l’on monte à bord des deux voitures, on note également certaines différences. Du côté passager, on peut lire l’inscription Daytona sur les versions électriques de la Charger. Encore une fois, cette inscription indique plutôt Charger sur l’ensemble de la gamme de la Charger Sixpack.

5) Une légère nuance sur le levier de vitesse
Bien que les Charger Daytona et Sixpack soient toutes les deux équipées d’un levier de vitesse de type Pistol Grip, ce dernier n’est pas totalement identique. En effet, on remarque la position L (pour Low) sur le levier des modèles à essence. Cette position n’est pas offerte sur les modèles électriques de la Dodge Charger de nouvelle génération.
Rappelons au passage que l’on pouvait retrouver ce type de levier de vitesse à bord des muscle cars de Dodge (et Plymouth) à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Sa forme s’inspire, en quelque sorte, d’un pistolet. Cette caractéristique, qui est de retour, a de fortes chances de plaire à une clientèle nostalgique.
6) Les palettes derrière le volant n’ont pas la même fonction
Lorsque l’on prend place sur le siège du conducteur et que l’on empoigne le volant, on remarque immédiatement les palettes derrière celui-ci. Fines et assez discrètes, elles sont présentes autant sur la Charger Daytona que sur la Charger Sixpack.
Alors, en quoi est-ce une différence ? En fait, ces palettes n’ont pas la même fonction sur les deux déclinaisons de la voiture. Celles de la Charger Daytona servent à sélectionner le degré de régénération d’énergie souhaité. Autrement dit, on peut sélectionner une régénération plus ou moins agressive selon les besoins et le type de conduite désirée.
Dans la Charger Sixpack, ces palettes servent à sélectionner les rapports de la transmission lorsque l’on active le mode manuel. La voiture est dotée d’une transmission automatique à huit rapports, rappelons-le, donc le changement de rapports à l’aide des palettes n’est pas nécessaire ou essentiel. Mais il est apprécié par une clientèle adepte d’une conduite sportive.

7) Leurs prix sont différents, et comment !
La stratégie de commercialisation de Stellantis avec sa Charger est légèrement différente entre les modèles Daytona et Sixpack. Ainsi, en analysant leur échelle de prix, on constate que le PDSF (prix de détail suggéré par le fabricant) diffère d’un modèle à l’autre.
En 2025, la Charger Daytona R/T était offerte à partir de 54 995 $. Toutefois, ce modèle ne figure plus au catalogue pour 2026. Le prix de base grimpe donc à 96 790 $ pour la déclinaison Scat Pack, ce qui est assez stratosphérique, surtout si l’on regarde du côté de la variante à essence. La version R/T de base de la Charger Sixpack affiche un PDSF de 59 995 $.
Contenu original de auto123.