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Mercedes, Volvo et la Chine misent sur les batteries sodium-ion pour démocratiser les VÉ

Longtemps jugées trop lourdes et limitées en densité énergétique, les batteries sodium-ion reviennent dans le radar de l’industrie. Plusieurs constructeurs — dont Mercedes-Benz, Volvo et une foule de marques chinoises — étudient sérieusement cette chimie qui promet des coûts inférieurs et une meilleure performance par temps froid que les batteries au lithium.

Autre avantage stratégique : le sodium est abondant. Pour les constructeurs occidentaux, cela signifie une dépendance moindre aux chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine pour le lithium et d’autres matériaux critiques.

Résultat : la technologie pourrait gruger des parts de marché aux batteries lithium-fer-phosphate (LFP), notamment pour les VÉ abordables offrant environ 500 km d’autonomie.

Les premiers joueurs passent à l’action

Soutenue par le groupe Volkswagen, JAC Motors a été l’une des premières à croire au potentiel du sodium-ion. Dès la fin de 2023, le constructeur chinois lançait la Yiwei E10X, qu’il présente comme la première voiture électrique produite en série avec cette technologie.

Le duo JAC-VW n’est toutefois plus seul :

En Amérique du Nord et en Europe, l’intérêt est tout aussi tangible :

Selon BMI (Fitch Solutions), même si l’Occident se concentre d’abord sur le stockage d’énergie, cette montée en expertise prépare le terrain pour la mobilité électrique d’entrée de gamme.

Ce qui distingue vraiment le sodium-ion

Le principal argument reste économique : ces batteries coûtent moins cher et utilisent un matériau largement disponible. Mais ce n’est pas tout. Pedro Pacheco, vice-président recherche chez Gartner, souligne leur tolérance aux températures extrêmes et la réduction de l’énergie nécessaire pour maintenir la batterie dans sa plage thermique. Elles seraient également moins susceptibles de s’enflammer.

Une arme géopolitique contre la dépendance chinoise

Au-delà de la technique, l’enjeu est stratégique. Diversifier les sources de batteries permettrait à l’Occident de réduire sa dépendance aux chaînes dominées par la Chine, particulièrement dans un contexte de tensions commerciales persistantes.

Le talon d’Achille : le poids

Il existe néanmoins un inconvénient majeur : les batteries sodium-ion sont environ 1,5 fois plus lourdes que les LFP. Un défaut loin d’être éliminatoire, selon Pacheco. Les économies réalisées permettraient de compenser ce surpoids, notamment en simplifiant les systèmes de gestion thermique et certaines mesures de protection contre l’incendie.

Sa conclusion est sans détour : pour les petites voitures urbaines, la technologie possède un réel avenir commercial et devrait occuper le bas du marché.

Conclusion

À court terme, le sodium-ion ne remplacera pas le lithium dans les modèles à longue autonomie ou hautes performances. En revanche, pour des VÉ accessibles — un segment encore trop cher — la chimie pourrait devenir un levier majeur de démocratisation. Si les promesses de performance hivernale se confirment, attendez-vous à voir cette technologie gagner rapidement du terrain au Canada et en Europe du Nord. Ce n’est pas une révolution immédiate, mais clairement une évolution à surveiller.

Avec des renseignements d’Automotive News