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Louis Chevrolet

Le Suisse le plus connu dans le monde automobile


Né le 25 décembre 1878 à Chaux-de-Fonds, en Suisse, Louis Chevrolet, fils d’horloger, déménage en France lorsqu’il a 9 ans. La course de vélo est sa première passion. À l’âge de 18 ans, il devient champion régional de Beaune et se spécialise dans la réparation et l’entretien de bicyclettes.

Un jour de printemps 1896 ou 1897, (les historiens ne s’accordent pas tous sur l’année) Louis Chevrolet rencontre un membre de la famille Vanderbilt (Cornelius Vanderbilt a construit le chemin de fer américain d’est en ouest et a été avec Rockfeller parmi les hommes les plus riches au monde à cette époque) dont la voiture est tombée en panne dans la région . Impressionné par le talent de mécanicien de Chevrolet et après lui avoir donné un généreux pourboire, Vanderbilt ajoute en prenant congé :. « Venez donc en Amérique, il y a du travail pour vous là-bas. » En 1900, Louis Chevrolet quitte l’Europe pour l’Amérique. Ne parlant pas anglais, il choisit de s’installer au Québec, où il demeure quelques mois chez son ami Henri-Émile Bourassa, (un fabricant de cabines, récemment reconverti dans l’automobile). Pendant cette période, Chevrolet travaillera comme chauffeur privé entre Montréal et Québec et donna un coup de main à Bourassa.

À peine un an plus tard, il quitte le Québec pour les États-Unis. Il trouve un boulot chez De Dion-Bouton (firme automobile française où les employés parle en français) qui ferme son usine en 1902. Il devient metteur au point chez Fiat et commence à piloter des bolides de course en battant au passage un coureur célèbre de l’époque, un certain Henry Ford. Il devient à son tour célèbre, et les Américains le baptisent le French daredevil (sans savoir qu’il est Suisse). Les exploits de Chevrolet sont remarqués par le magnat de l’automobile de l’époque, Billy Durant, qui a fondé la General Motors en 1908. L’année suivante, il confie à Chevrolet les rênes de l’écurie de course Buick. Aidé de son frère Arthur, Louis conduira l’écurie à plusieurs victoires.

En 1910, Chevrolet se consacre à la réalisation d’un véhicule de tourisme appelé le Classic Six, voulu et financé par William Durant. Ce modèle mènera à la création de la Chevrolet Motor Company of Michigan, le 3 novembre 1911. Cependant, l’association est de courte durée, car dès 1913, Durant et Chevrolet sont en désaccord sur l’orientation de la compagnie. Chevrolet tend vers le luxe, et Durant veut faire concurrence au Modèle T. Chevrolet vend ses parts à Durant et quitte la compagnie qu’il a fondée.

La même année, Chevrolet retourne à la course et fonde la Frontenac Corporation of Michigan qui fabrique des voitures de course pour les 500 miles d’Indianapolis. Chevrolet choisit le nom de Frontenac en l’honneur de l’intendant dont il a appris l’existence lors de son passage au château du même nom situé à Québec. C’est le frère de Louis, Gaston, qui remportera les 500 miles sur une Frontenac en 1920, mais ce dernier meurt le 25 novembre de la même année sur le circuit de Beverly Hills.

Louis, très lié à son jeune frère dont il était aussi le parrain, est terrassé. Il ne participera plus aux compétitions automobiles. Il s’associe à son autre frère Arthur et lance une nouvelle entreprise, la Chevrolet Brothers Manufacturing Company, à Indianapolis. Cette compagnie transforme les Modèles T d’Henry Ford en voitures de compétition avec une culasse Frontenac qui double la puissance du moteur. C’est en quelque sorte la première compagnie de préparateur motoriste. Ces voitures modifiées sont baptisées les « Fronty-Ford » et l’atelier de Chevrolet en fabrique 60 par jour. La crise des années 1930 a raison de Fronty-Ford et des projets de moteurs d’avions (Chevrolair et la compagnie aéronautique Chevrolet).

En 1933, Louis perd tous ses documents dans l’incendie de la maison de son frère. Alors âgé de 55 ans, il est contraint d’accepter un poste de simple mécanicien à Détroit chez General Motors, qui a fusionné avec Chevrolet, compagnie qu’il a fondée. En 1934, Louis perd son fils Charles. Victime de plusieurs crises d’apoplexie, Louis Chevrolet meurt en pleine guerre mondiale, le 6 juin 1941. Son décès passe inaperçu. Il est enterré selon son désir aux côtés de son frère Gaston et de son fils Charles au cimetière Holy Cross d’Indianapolis, tout près du célèbre circuit du même nom.

 

 

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