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Triumph Stag : roadster de luxe, à la sauce anglaise


Les modèles de la marque Triumph ont connu un certain succès au Québec à l’époque. Cependant, le fait qu’ils n’étaient pas vraiment conçus pour résister aux rigueurs de notre climat a fait en sorte que leur passage chez nous n’a pas laissé le meilleur des souvenirs. Le Triumph Stag en témoigne. Cependant, il s’agissait de modèles intéressants, et assurément amusants à conduire. On voit plusieurs TR6 chez nous, des versions généralement restaurées par des passionnés qui ne jurent que par les produits de cette marque.

Le présent article est présenté en collaboration avec Fitzback Garage, spécialisé dans la restauration d’origine de voitures anciennes. Fitzback Garage est situé à Sainte-Madeleine, en Montérégie.

Les voitures anciennes de Triumph ont beau être plus marginalisées, elles trouvent leurs adeptes partout. Dans la région de San Diego, un club important organise plusieurs rassemblements et randonnées annuellement, donnant la chance aux propriétaires de faire voir leurs belles d’autrefois… et d’en profiter également avec de belles balades. Lors de mon passage à San Clemente, en Californie, au début du mois d’avril, le hasard a voulu que je tombe sur la journée de l’année où le club Triumph de San Diego se donne rendez-vous à cet endroit. On comptait les modèles par dizaines, et j’ai eu l’occasion de découvrir des pièces intéressantes, y compris cette Stag qui est une version plus méconnue.

Examinons là, brièvement.

De grands objectifs

La Triumph Stag a été introduite pour l’année 1970. Triumph avait de grandes ambitions pour ce modèle qu’elle voyait capable de rivaliser avec la Mercedes-Benz SL. La compagnie considérait aussi le marché américain comme très important, si bien que cette voiture propose des éléments qui n’auraient pas été de la partie autrement. En effet, pour respecter les normes américaines, que ce soit en matière de sécurité et d’émissions, on avait dû ajouter une barre antiretournement et opter pour un carburateur sous le capot. (le système à injection, peu fiable, a été laissé de côté) Ça démontre et nous rappelle à quel point les compagnies étaient prêtes à tout pour percer le lucratif marché américain.

Le luxe

La Stag a été la première voiture de luxe de Triumph. Construite avec l’expérience acquise au cours de décennies de compétitions nationales et internationales de course sur route, elle s’est avérée intéressante à bien des égards. Elle offrait une bonne maniabilité, un niveau de performance intéressant grâce à la présence d’un V8 de 3,0 litres (vous avez bien lu), ainsi qu’un bon niveau de confort pour l’époque. Cette GT 2 +2 était une voiture pensée pour ceux qui aimaient conduire. Elle proposait une direction assistée à crémaillère et des freins à disque à l’avant. La suspension entièrement indépendante était complétée par des jantes en alliage d’aluminium moulé et des pneus radiaux haute performance. Son moteur V8 faisait d’elle la proposition la plus rapide de la gamme. En matière d’équipement et d’aménagement intérieur, elle était généreuse. Les publicités de l’époque mentionnaient que son luxe était « que trop évident. » L’équipement de série comprenait des sièges baquets profondément rembourrés et entièrement réglables. Le volant, aussi rembourré, était à commande électronique et réglable à la fois en hauteur et en profondeur, une commodité rare à ce moment.

Les toits

Et ce qui faisait la différence avec ce modèle, c’était ses options de toit. Si vous préfériez, vous pouviez choisir le cabriolet typique avec un arceau de sécurité rembourré, qui pouvait être recouvert par une capote de qualité supérieure en cas d’intempéries. Il y avait aussi la capote rigide amovible, une solution qui vous permettait de profiter d’un cabriolet l’été, mais aussi d’un coupé. La voiture était livrée avec une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports, mais Triumph suggérait aussi une boîte de vitesse automatique avec surmultiplication. La climatisation était aussi au menu, tout comme une radio AM/FM. Évidemment, ce qui est toujours extraordinaire, c’est de dénicher des exemplaires qui semblent récemment sortis de l’usine, comme celui croisé à San Clemente.

Une très belle pièce, franchement.

En tout, près de 26 000 Stag ont été fabriquées jusqu’en 1978. Aujourd’hui, un modèle en bonne condition peut se trouver pour environ 15 000 $.

 

 

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