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Parité entre véhicule électrique et à essence


Parité entre véhicule électrique et à essence

Pour la première fois au Canada, le prix moyen payé pour un véhicule électrique rejoint celui du marché automobile global. Un tournant majeur qui pourrait accélérer l’adoption des VÉ à travers le pays et réduire l’un des principaux freins à l’électrification : le coût d’achat initial. Selon les données de J.D. Power, le prix moyen de transaction d’un véhicule électrique au premier trimestre de 2026 s’établit à 49 500 $, soit exactement le même montant déboursé en moyenne pour l’ensemble des véhicules vendus au pays, peu importe leur motorisation.

Une parité historique… mais nuancée

Pour Robert Karwel, directeur des solutions OEM chez J.D. Power, il s’agit d’un jalon important pour l’industrie automobile canadienne. Il souligne toutefois que cette parité doit être interprétée avec prudence. Le marché global comprend encore une forte proportion de camionnettes pleine grandeur et de véhicules haut de gamme dont il n’existe pas toujours d’équivalent électrique. Ces modèles gonflent artificiellement la moyenne des prix des véhicules à essence. À l’inverse, les véhicules électriques performent surtout dans les segments compacts et intermédiaires, où les prix sont naturellement plus accessibles.

Les VÉ demeurent plus chers que leurs équivalents à essence

Même si la moyenne des prix converge, les véhicules électriques demeurent généralement plus coûteux que leurs équivalents à moteur thermique dans une même catégorie. Le segment des utilitaires compacts, le plus populaire au Canada, illustre bien cette réalité. Au premier trimestre de 2026, le prix moyen d’un VUS compact à essence tournait autour de 40 000 $, contre environ 43 000 $ pour un modèle électrique comparable. La bonne nouvelle, c’est que l’écart diminue rapidement. Il atteignait environ 15 000 $ en 2023, 11 000 $ en 2024 et 7 000 $ en 2025 selon les données de J.D. Power.

Cette baisse rapide confirme que les constructeurs cherchent désormais à démocratiser les VÉ plutôt qu’à les réserver aux acheteurs plus fortunés.

Le retour des rabais fédéraux change la donne

Le retour du programme fédéral de rabais pour véhicules électriques, relancé le 16 février dernier, joue un rôle majeur dans cette baisse des prix. Le programme offre jusqu’à 5 000 $ de réduction sur la majorité des véhicules électriques affichés sous la barre des 50 000 $. Selon Robert Karwel, ce nouvel incitatif explique largement la chute du prix moyen des VÉ depuis le début de l’année. Les constructeurs ajoutent également d’importants incitatifs à l’achat afin d’écouler les stocks. Les remises et promotions atteignaient entre 11 000 $ et 13 000 $ au premier trimestre de 2026, poursuivant une tendance amorcée l’an dernier.

La Chine pourrait accentuer la pression sur les prix

L’arrivée prochaine massive de véhicules électriques chinois au Canada pourrait accélérer encore davantage cette guerre des prix. L’entente commerciale conclue entre Ottawa et Pékin en janvier permettra l’importation de 49 000 véhicules électriques fabriqués en Chine dès 2026. Le quota augmentera de 6,5 % par année et, d’ici 2030, la moitié des véhicules importés devront afficher un prix inférieur à 35 000 $. Pour Joanna Kyriazis, directrice des politiques et stratégies chez Clean Energy Canada, cette nouvelle concurrence exercera une pression directe sur les constructeurs déjà établis. Selon elle, plusieurs consommateurs sont déjà convaincus des économies à long terme liées à l’électricité et à l’entretien réduit. Le principal obstacle demeure le prix d’achat initial.

Si les véhicules électriques atteignent une réelle parité tarifaire avec les modèles à essence, tout en conservant leurs coûts d’utilisation plus faibles, le passage au VÉ pourrait devenir une évidence pour une grande partie des automobilistes canadiens.

Les constructeurs traditionnels commencent à réagir

L’arrivée annoncée des marques chinoises semble déjà forcer certains constructeurs nord-américains, européens et japonais à revoir leur stratégie tarifaire. Selon J.D. Power, plusieurs fabricants réduisent activement leurs prix ou augmentent les incitatifs afin de préserver leurs parts de marché avant même l’arrivée officielle des nouveaux joueurs chinois. Cette pression pourrait transformer profondément le marché canadien au cours des prochaines années, surtout dans les segments des véhicules compacts et des VUS urbains.

L’adoption des VÉ repart à la hausse

Après avoir atteint 10,9 % des ventes de véhicules neufs en 2024 selon Statistique Canada, la part des véhicules électriques avait reculé à 6,2 % en 2025 après la fin temporaire du programme fédéral iVZE en janvier. Les premiers indicateurs de 2026 montrent toutefois un rebond marqué des ventes depuis le retour des incitatifs gouvernementaux en février. Reste maintenant à voir jusqu’où ira cette progression. Les analystes estiment que le marché canadien peut encore croître fortement, mais personne ne sait encore où se situe le véritable plafond de la demande.

Avec des renseignements d’Automotive News

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