41 490 à 49 990 $
Land Rover Discovery Sport
Ne l’appelez plus LR2
Par Éric LeFrançois
En dépit de l’aura qui l’entourait, le LR2 passait généralement sous le radar des consommateurs en quête d’un multisegment de moins de 50 000 $. Ceux-ci lui préfèrent plutôt le Q5 d’Audi, le X3 de BMW, voire le XC60 de Volvo. Land Rover a appris la leçon. Si le LR2 n’en faisait pas assez, son remplaçant, le Discovery Sport, promet d’en faire trop.
Tour du propriétaire – st
Land Rover est à revoir la nomenclature de sa marque à l’échelle internationale. À l’avenir, la gamme s’articulera autour de trois pôles, ou sous-marques, si vous préférez : Range Rover pour le luxe, Defender pour la robustesse et Discovery pour les loisirs.
Naturellement, le Discovery se trouve au cœur de cette redéfinition de l’identité de la firme britannique aujourd’hui placée sous la gouverne du géant industriel indien Tata. C’est donc dire que le Discovery Sport est le premier représentant d’une famille en devenir.
Légèrement plus long que l’actuel LR2, le Discovery Sport est à peine plus lourd. Le toit, les ailes avant, le hayon et le capot du véhicule sont tapissés d’aluminium pour réduire son poids et abaisser son centre de gravité. Une partie du train directeur est pour sa part fait de magnésium.
Pour se démarquer dans cette jungle de multisegments de luxe, le Discovery Sport mise sur ses habiletés en tout-terrain et bénéficie de toutes les aides à la conduite propres à Land Rover pour ce faire. D’ailleurs, le déflecteur avant se retire pour améliorer encore l’angle d’attaque de ce véhicule lorsqu’il affronte bosquets et fossés.
Vie à bord – st
Dans son costume tout neuf, le Discovery Sport affiche des mensurations qui se comparent avec celles d’Audi Q5 et Volvo XC60. Pour se démarquer de ces dernières, Land Rover propose, en option (1900 $), une configuration 5+2, laquelle lui permet d’accueillir 7 personnes à bord. Deux places additionnelles, même d’appoint, représenteront très certainement aux yeux des familles nombreuses un argument non négligeable, mais retenez tout de même qu’elles entraînent un surpoids d’une centaine de kilogrammes.
De dépannage, cette « troisième rangée » émerge du plancher parfaitement plat derrière une banquette arrière aux dossiers asymétriques inclinables, rabattables et dont les assises peuvent coulisser sur 160 millimètres afin de moduler l’espace aux jambes, le volume du coffre et l’espace réservé aux tout-petits assis derrière. Banquette en position, la portion utilitaire accepte l’équivalent de 981 litres de bagages.
Fonctionnel, l’habitacle de ce Land Rover n’a cependant pas beaucoup de style. La présentation n’est pas des plus modernes ni des plus ergonomiques. Les amateurs de la marque ne manqueront pas de relever que cela fait partie de son charme. Ils n’ont pas tout à fait tort, mais attention à ne pas confondre authentique avec rustique. Par exemple, le pavé tactile mériterait d’être plus grand et son interface, plus rapide.
En revanche, personne ne remettra en question le nombre de prises à bord, y compris à l’arrière, pour recharger tous vos appareils électroniques.
La position de conduite est agréable, tandis que les occupants des places arrière se réjouiront de bénéficier d’une aussi bonne vision vers l’extérieur que ceux qui se trouvent assis devant. Plutôt rare de nos jours.
Technique – st
Déposé sur une architecture technique semblable à celle du Range Rover Evoque, le Discovery Sport bénéficie d’une suspension arrière à bras multiples qui lui est propre. Le dessin de cette dernière permet en effet de ménager plus d’espace dans le coffre pour y ancrer les deux sièges additionnels.
Profitant d’une garde au sol élevée, de porte-à-faux réduits dans le but d’offrir de grands angles d’approche et de sortie, le Discovery Sport compte des capacités de franchissement exceptionnelles par rapport à sa catégorie. Les concepteurs nous ont donné l’occasion de le vérifier en plongeant littéralement le Discovery Sport dans un cours d’eau. Impressionnant certes, mais aurez-vous l’envie ou tout simplement le courage d’emporter votre véhicule à la baignade?
Doté d’une armada de béquilles électroniques diverses, dont le rouage à quatre roues motrices « Terrain Response » qui adapte la motricité au type de sol sur lequel il s’aventure, le Discovery Sport ne craint pas de se salir ou de se mouiller les jantes. Qualité que l’on trouve trop rarement dans cette catégorie.
Pour animer son utilitaire, Land Rover reprend le 2-litres suralimenté par turbocompresseur d’origine Ford qui se trouve déjà sous le capot de l’Evoque. Bien que celui-ci offre un rendement correct, le constructeur britannique reconnaît qu’il est à parfaire la mise au point d’un 4-litres « maison » (nom de code : Ingenium), sans préciser à quel moment il fera son apparition.
Au volant – st
Dans l’attente, le 2-litres turbo actuel fait du bon boulot et, surtout, a la réputation d’être robuste et fiable. Avec deux personnes à bord, les 240 chevaux suffisent à la tâche, mais qu’en sera-t-il lorsque toutes les places seront occupées et que le coffre sera chargé jusqu’au toit? Malgré l’usage abondant d’aluminium dans sa conception, cet utilitaire britannique affiche plus de 1800 kilos à la pesée.
Pour accompagner cette mécanique, Land Rover a recours à une boîte automatique à neuf rapports conçue originalement par l’équipementier allemand ZF. Cette boîte comporte un premier rapport très court pour pallier notamment l’absence d’une boîte de transfert qui crée l’illusion que la mécanique est plus vive qu’elle ne l’est réellement.
Sur les routes ouvertes et pistes de fortune qui quadrillent l’Islande, lieu de notre première prise en main, le Discovery Sport a retenu l’attention pour la qualité de son confort acoustique en dépit de la présence de pneus généreusement cloutés , sa tenue de route imperturbable, la douceur de sa direction et le côté prévenant de ses suspensions. De retour au Québec, cette première impression s’est avérée la bonne.
En revanche, sur le plan dynamique, le Land Rover Discovery Sport n’est pas le couteau le plus aiguisé de la catégorie pour autant. Le X3 de BMW, voire le Q5 d’Audi, se révéleront plus sportifs à conduire. En fait, le comportement du Land Rover s’apparente davantage à celui d’un XC60, mais en moins empâté.
Doté d’une batterie d’équipements électroniques qui adaptent la motricité au type de sol sur lequel il s’aventure (sable, neige, pierres, terre meuble), cet utilitaire n’a cure des références rituelles à la culture urbaine. Il est en mesure Land Rover nous a donné l’occasion de le vérifier de traverser un plan d’eau de plus de 80 centimètres et de parcourir sans dévier de sa trajectoire des kilomètres de routes gelées ou enneigées sans imposer de contreparties excessives en matière de poids ou d’agilité.
Conclusion – st
En résumé, le Discovery Sport joue une partition bien à lui, et si Land Rover le soutient correctement (valeur résiduelle et conditions de financement), ce modèle représentera une option originale et souvent plus fonctionnelle que ses prétendus rivaux. En fait-il trop? Non, juste assez! En revanche, pour s’assurer d’en faire un succès, la marque britannique aurait tout intérêt à revoir son offre commerciale et à rendre les conditions d’achat (ou de location) plus avantageuses pour le consommateur, qui ne manquera pas de tousser à la vue des plans de financement peu compétitifs offerts au moment d’écrire ces lignes. À (re) vérifier.
Forces
Configuration 5+2
Capacités de franchissement
Confort acoustique
Faiblesses
Moteur en fin de carrière (voir texte)
Ergonomie et interface à revoir
Comportement peu aiguisé
-30-
La cote Verte
moteur l4 de 2,0 l turbo (source la rover et l?annuel)
consommation (100km) ville 11,9 l, route 9,0 l
consommation annuelle 1 802 l, 2 613 $
indice d'octane 91
émissions polluantes (co2) 4 145kg/an
Fiche d'identité
version(s) se, hse, hse luxury
transmission (s) 4
portières 5 places 5, 7
première génération 2016
génération actuelle 2016
construction halewood, angleterre
coussins gonflables 7 (frontaux, latéraux avant, genoux coucteur, rideaux latéraux)
concurrence acura rdx, audi q5, bmw x3/x4, infiniti qx50, lexus nx, lincoln mkc/mkx, mercedes-benz glc, porsche macan, volvo xc60
Fiche technique
moteur(s)
(discovery sport) l4 2,0 l dact turbo
puissance 240 ch à 5 500 tr/min
couple 250 lb-pi à 1 750 tr/min
rapport poids /puissance: 7,3 à 7,7 kg/ch
boîte(s) de vitesses automatique à 9 rapports avec mode manuel et manettes au volant
performances 0-100 km/h:8,2 s
reprise 80-115 km/h 5,5 s
freinage 100-0 km/h 44,2 m
niveau sonore à 100 km/h moyen
vitesse maximale 200 km/h autres composants
sécurité active freins abs, assistance au freinage, répartition électronique de la force de freinage, contrôle électronique de la stabilité, antipatinage, système anti-louvoiement, aide au démarrage en pente et contrôle en descente, phares et essuie-glaces automatiques
suspension avant indépendante
suspension arrière indépendante
freins avant disques
freins arrière disques
direction à crémaillère, assistée électriquement
pneus se p235/60r18 hse/hse lux p235/55r19 option 20 pouces
Au quotidien
prime d?assurance
25 ans 3 200 à 3 400 $
40 ans 1 600 à 1 800 $
60 ans 1 400 à 1 600 $
collision frontale
collision latérale
ventes du modèle l?an dernier
au québec 85 ( 6,3%)
au canada 655 ( 11,6) (lr2)
dépréciation (%)
rappels (2010 à 2015)
cote de fiabilité
garanties et plus
garantie générale 4 ans/80 000 km
groupe motopropulseur 4 ans/80 000 km
perforation 6 ans/kilométrage illimité
assistance routière 4 ans/80 000 km
nombre de concessionnaires
au québec 4
au canada 23
nouveautés en 2016 nouveau modèleremplaçant le lr2
Dimensions
empattement 2 741 mm
longueur 4 599 mm
largeur 2 069 mm (rétro. repliés) 2 173 mm (incl. rétro.)
hauteur 1 724 mm
poids 5 places 1 745 kg 7 places 1 839 kg
diamètre de braquage 11,6 m
coffre 925 l, 1 698 l (sièges abaissés)
réservoir de carburant 70 l
capacité de remorquage 750 kg, 2 000 kg (remorque avec freins)
Transport et préparation
2070 $