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Nissan envisage de vendre ses modèles chinois au Canada

Pas seulement les modèles électriques


Nissan envisage de vendre ses modèles chinois au Canada Nissan NX8

Le constructeur japonais Nissan Motor Company cherche visiblement toutes les avenues possibles pour relancer ses activités mondiales, et le Canada pourrait devenir une porte d’entrée stratégique pour ses véhicules construits en Chine. Selon plusieurs informations rapportées par Bloomberg, Nissan étudie actuellement la possibilité d’importer au Canada des modèles produits dans le cadre de sa coentreprise chinoise avec Dongfeng Motor Corporation. Et contrairement à ce que plusieurs imaginent, il ne serait pas uniquement question de véhicules 100 % électriques.

Le Canada ouvre la porte aux véhicules chinois

Le contexte réglementaire canadien explique largement cet intérêt soudain. Plus tôt cette année, le Canada a accepté d’autoriser l’entrée annuelle de jusqu’à 49 000 véhicules construits en Chine. Cette décision commence déjà à transformer le marché. Tesla commercialise maintenant au Canada certaines versions de la Tesla Model 3 assemblées à Shanghai, avec des prix plus agressifs que ceux des modèles précédents. Pour Nissan, cette ouverture représente une occasion en or. Produire des véhicules électriques en Chine coûte moins cher et permet des délais de fabrication plus rapides. Deux éléments cruciaux pour un constructeur qui tente actuellement de retrouver son souffle.

Des modèles électriques… mais aussi hybrides

Le président de Nissan Americas, Christian Meunier (ancien président de Nissan Canada), a confirmé que l’entreprise évaluait sérieusement cette possibilité, sans toutefois préciser quels modèles pourraient être offerts chez nous. Parmi les candidats potentiels figurent toutefois la berline électrique Nissan N7 ainsi que le VUS Nissan NX8. En Chine, ces modèles affichent des prix de départ particulièrement compétitifs, respectivement autour de 17 000 $ US et 22 000 $ US. Autre détail important souvent oublié dans ce dossier : les nouvelles règles canadiennes ne concernent pas uniquement les véhicules électriques. Les hybrides et hybrides rechargeables sont également admissibles. Cela pourrait permettre à Nissan d’élargir rapidement son offre électrifiée sans devoir investir massivement dans de nouvelles usines nord-américaines.

Une stratégie de survie pour Nissan

Le nouveau PDG de Nissan, Ivan Espinosa, hérite d’une entreprise fragilisée par des ventes en baisse, une gamme vieillissante et plusieurs années d’instabilité financière. Selon Bloomberg, Nissan souhaite d’abord exporter environ 100 000 véhicules fabriqués en Chine vers différents marchés mondiaux avant de porter ce chiffre à 300 000 unités par année. L’Amérique latine recevra les premiers modèles, notamment la N7 électrique et le pickup hybride rechargeable Nissan Frontier Pro. Le Canada pourrait suivre rapidement si les conditions commerciales demeurent favorables.

Les constructeurs chinois lorgnent aussi les usines occidentales

Pendant ce temps, Nissan réduit aussi ses capacités de production en Europe, notamment dans son usine de Sunderland au Royaume-Uni. Selon certaines rumeurs, le constructeur aurait déjà discuté avec plusieurs fabricants chinois, dont Chery Automobile, afin d’utiliser une partie inutilisée de cette usine. Le scénario pourrait éventuellement se répéter au Canada. Même si aucun projet concret n’a été annoncé du côté de Dongfeng, les nouvelles règles canadiennes ouvrent clairement la porte à davantage de partenariats industriels. D’ailleurs, Stellantis étudierait déjà la possibilité de produire des véhicules électriques de Leapmotor dans l’ancienne usine Jeep de Brampton, en Ontario. Une idée qui aurait semblé farfelue il y a à peine cinq ans… un peu comme imaginer un jour une Nissan Sentra assemblée avec un accent mandarin.

Avec des renseignbements de Carscoops

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