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Chevrolet annonce la Bolt en location à 69$ par semaine


Chevrolet annonce la Bolt en location à 69$ par semaine

À une époque où le prix moyen d’un véhicule neuf au Canada dépasse allègrement les 60 000 $, voir une annonce proposant une voiture électrique neuve à 69 $ par semaine a de quoi faire lever un sourcil. Et pas seulement un peu. C’est pourtant exactement ce qu’affiche certains concessionnaires pour la nouvelle Chevrolet Bolt EV 2027. Une offre particulièrement agressive qui mérite qu’on s’attarde aux petits caractères, parce que, comme toujours dans le merveilleux monde du financement automobile, le diable se cache rarement dans le gros caractère. La proposition concerne une location de 24 mois, sans dépôt initial, à l’exception du premier paiement exigé au moment de prendre possession du véhicule. Le kilométrage est toutefois limité à 16 000 km par année, avec une pénalité de 0,16 $ par kilomètre supplémentaire. À première vue, c’est difficile à battre.

Comment une Bolt peut-elle coûter seulement 69 $ par semaine?

Plusieurs éléments permettent d’arriver à ce paiement. Le premier est évidemment le Programme d’abordabilité des véhicules électriques (EVAP) du gouvernement fédéral. La Chevrolet Bolt étant admissible au programme, une partie du prix est absorbée par la subvention. Il faut toutefois faire attention à une subtilité importante pour les consommateurs québécois : le montant de l’aide fédérale dépend notamment de la durée du contrat de location. Dans le cas d’une location de 24 mois, le montant maximal applicable est réduit par rapport à celui d’un achat ou d’une location plus longue. À cela s’ajoutent les rabais du constructeur et du concessionnaire, ainsi qu’une valeur résiduelle apparemment particulièrement élevée. Une combinaison qui permet de faire descendre le paiement hebdomadaire à un niveau qu’on n’avait plus vu depuis l’époque où une voiture neuve ne coûtait pas le prix d’un petit condo.

Au Québec, le calcul pourrait être encore plus intéressant

C’est ici que la comparaison avec le Québec devient intéressante. Un acheteur québécois doit évidemment tenir compte de la fiscalité provinciale, mais également des programmes d’aide disponibles et des promotions propres à chaque constructeur et concessionnaire. Dans certains cas, la combinaison d’une remise du fabricant, d’une contribution du concessionnaire et des programmes gouvernementaux peut considérablement réduire le coût réel d’une voiture électrique. Et surtout, le prix affiché dans une publicité n’est jamais nécessairement le meilleur prix que vous pouvez obtenir. C’est une règle qui demeure particulièrement vraie pour un véhicule électrique dont le constructeur veut accélérer les ventes. Au Québec, où les ventes de véhicules électriques ont ralenti après avoir atteint des sommets, un consommateur prêt à négocier pourrait donc avoir intérêt à demander au concessionnaire de présenter le prix complet du véhicule avant les paiements hebdomadaires. C’est là que les choses deviennent beaucoup plus intéressantes.

Attention aux frais « obligatoires » qui ne le sont pas toujours

Dans le cas de l’offre ontarienne, certains frais ajoutés au contrat méritent justement d’être examinés à la loupe. Le concessionnaire demande notamment 399 $ pour un traitement d’identification du véhicule et des porte-clés, une pratique qui consiste notamment à graver le numéro d’identification du véhicule sur les vitres. Présenté comme un élément de sécurité, ce genre de produit est rarement essentiel à l’achat d’une voiture neuve. Au Québec comme ailleurs au Canada, le consommateur devrait demander clairement si ce produit est obligatoire ou simplement une option ajoutée par le concessionnaire. Même chose pour un autre frais particulièrement savoureux : une charge de 58 $ pour le carburant. Sur une Bolt électrique, qui n’a évidemment besoin d’aucune goutte d’essence pour avancer, la pertinence de cette facturation est pour le moins discutable. Disons que facturer du carburant à une voiture électrique, c’est un peu comme facturer de l’huile à une trottinette.

Le prix de 69 $ n’est donc pas nécessairement le meilleur prix

L’autre élément intéressant est que le concessionnaire consentirait déjà une réduction d’environ 1 192 $ sur le prix courant de la Bolt afin d’arriver à ce paiement hebdomadaire. C’est bien, mais un acheteur aguerri pourrait tenter d’aller plus loin. Les concessionnaires disposent parfois de marges de manœuvre supplémentaires sous forme de programmes de soutien du constructeur, de bonifications liées aux objectifs de vente ou de rabais qui ne sont pas nécessairement affichés publiquement. Dans le cas d’un modèle dont la carrière tire déjà à sa fin, la question devient encore plus pertinente : combien le concessionnaire veut-il réellement se débarrasser de ses véhicules en stock? C’est là que le consommateur doit sortir son meilleur sourire et commencer à négocier.

Un rabais Costco peut faire descendre la facture

Les membres de Costco disposent également d’un autre levier dans certains cas. Le programme automobile de Costco peut offrir jusqu’à 1 200 $ de réduction sur certains véhicules GM, selon les conditions applicables. Sur une location de seulement 24 mois, une réduction de 1 000 $ ou 1 200 $ peut avoir un impact appréciable sur le coût réel du contrat. En combinant une remise du concessionnaire, le programme gouvernemental et une réduction applicable aux membres Costco, le paiement théorique pourrait ainsi se rapprocher de 54 $ par semaine avant taxes. À ce prix-là, on ne parle plus simplement d’une bonne affaire. On commence à parler d’une voiture électrique qui coûte moins cher par semaine que certaines factures de télécommunications.

Une Bolt qui n’aura pas une longue vie

Il y a toutefois un petit détail que les acheteurs doivent garder en tête : la Chevrolet Bolt est appelée à disparaître après l’année-modèle 2027. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle pour un locataire. Au contraire. Un modèle en fin de carrière peut donner droit à des incitatifs particulièrement intéressants, puisque le constructeur et les concessionnaires veulent écouler leurs stocks. Pour quelqu’un qui envisage simplement une voiture électrique pour les deux ou trois prochaines années, la disparition prochaine du modèle est donc beaucoup moins inquiétante que pour celui qui souhaite la conserver pendant dix ans. C’est même potentiellement le moment idéal pour profiter des rabais.

La Nissan Leaf pourrait jouer le même jeu

La Bolt ne sera d’ailleurs probablement pas la seule voiture électrique à afficher des paiements particulièrement agressifs. La Nissan Leaf 2027, notamment dans sa version S, pourrait entrer dans cette catégorie. Son prix de départ canadien particulièrement compétitif, combiné aux mesures d’aide fédérales, pourrait permettre à Nissan et à ses concessionnaires de proposer des mensualités ou paiements hebdomadaires très intéressants. Tout dépendra cependant de deux facteurs : le taux de financement et la valeur résiduelle retenus par Nissan. C’est un élément souvent oublié lorsqu’on compare deux véhicules. Un modèle peut coûter 5 000 $ de plus à l’achat et pourtant être moins cher à louer si sa valeur résiduelle est meilleure et si le constructeur subventionne davantage le taux.

Le consommateur doit négocier le prix, pas le paiement

Pour les Québécois qui magasinent une voiture électrique, la leçon est finalement assez simple. Ne demandez pas seulement : « Combien par semaine? » Demandez plutôt : « Quel est le prix total du véhicule, quelles sont toutes les remises, quels sont tous les frais et quel est le montant total que je vais avoir déboursé à la fin du contrat? » Un paiement de 69 $ par semaine peut être une excellente affaire. Mais il peut aussi devenir beaucoup moins intéressant une fois qu’on lui ajoute les taxes, les frais administratifs, les produits optionnels et les kilomètres excédentaires. Dans le cas de la Bolt, 69 $ par semaine semble réellement très intéressant. Mais avec quelques coups de crayon supplémentaires et une bonne négociation, il pourrait être possible de faire encore mieux. Et au Québec, où les incitatifs à l’achat de véhicules électriques sont en pleine transformation, les prochaines années pourraient être particulièrement intéressantes pour les consommateurs qui savent négocier.

Avec des renseignements de Driving.ca

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