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Les ventes de modèles hybrides grimpent de 16,8 % au Canada

Une performance record pour le 2e trimestre de 2026


Les ventes de modèles hybrides grimpent de 16,8 % au Canada

Le marché automobile canadien est en train de démontrer qu’entre l’essence et la voiture 100 % électrique, il existe une troisième voie qui séduit de plus en plus d’automobilistes. Les ventes de véhicules hybrides ont atteint un sommet historique au deuxième trimestre de 2026, alors que les consommateurs se sont tournés massivement vers cette technologie pour réduire leur consommation sans avoir à composer avec les contraintes d’un véhicule entièrement électrique. Selon les plus récentes données de Statistique Canada, 91 868 véhicules hybrides traditionnels ont été immatriculés au Canada entre avril et juin 2026, une hausse spectaculaire de 39,5 % par rapport au deuxième trimestre de 2025. L’hybride s’est ainsi approprié 16,8 % de l’ensemble des immatriculations de véhicules au pays, consolidant sa position de principale solution de rechange aux véhicules équipés uniquement d’un moteur à combustion.

L’hybride profite du ralentissement des moteurs à combustion

La progression des hybrides est d’autant plus remarquable qu’elle ne repose sur aucune subvention gouvernementale. Contrairement aux véhicules entièrement électriques et à certains hybrides rechargeables, les hybrides traditionnels ne sont pas admissibles aux programmes fédéraux d’aide à l’achat. Ils semblent néanmoins répondre exactement à ce que recherche une partie des consommateurs canadiens : une consommation réduite, une autonomie comparable à celle d’un véhicule à essence et aucune nécessité de planifier ses déplacements autour des bornes de recharge. Pendant ce temps, les véhicules à moteur à combustion interne (ICE) demeurent largement majoritaires, mais leur domination s’effrite rapidement. Un peu moins de 400 000 véhicules à combustion ont été immatriculés au deuxième trimestre, mais leur part du marché est passée de 79,3 % à 72,5 % en un an. Autrement dit, le moteur à essence est toujours roi, mais son royaume commence à perdre des territoires.

Les prix du carburant ont donné un coup de pouce aux hybrides

La remontée des prix de l’essence constitue également un facteur important derrière cette progression. Le contexte géopolitique, notamment la guerre en Iran, a contribué à maintenir une pression à la hausse sur les prix du carburant. Pour les automobilistes qui parcourent de nombreux kilomètres chaque année, l’équation devient relativement simple. Un hybride permet de réduire sensiblement la consommation tout en conservant la facilité d’utilisation d’un véhicule conventionnel. Cette formule est particulièrement intéressante au Canada, où les longues distances, les températures hivernales et l’étendue du réseau routier rendent encore certains consommateurs hésitants à passer directement à l’électrique.

Les véhicules électriques progressent aussi

Les véhicules entièrement électriques n’ont toutefois pas été laissés sur le bord de la route. Au deuxième trimestre de 2026, 40 585 véhicules électriques à batterie (VEB) ont été immatriculés au Canada. Ils représentent désormais 7,4 % du marché. Les véhicules hybrides rechargeables ont également connu une progression, avec 18 226 immatriculations, soit 3,3 % du marché canadien. En additionnant les trois technologies électrifiées — hybrides, hybrides rechargeables et électriques à batterie — on constate donc que plus d’un véhicule neuf sur quatre immatriculé au Canada au deuxième trimestre était électrifié d’une façon ou d’une autre.

L’hybride, le compromis qui séduit

Ces chiffres illustrent surtout une réalité que l’industrie automobile a parfois tendance à oublier : les consommateurs ne choisissent pas nécessairement entre essence et véhicule électrique selon une logique idéologique. Ils choisissent souvent ce qui correspond le mieux à leur utilisation. L’hybride traditionnel offre précisément ce compromis. Il permet de récupérer de l’énergie au freinage, d’utiliser une batterie pour réduire le travail du moteur à essence et d’abaisser la consommation en ville, tout en éliminant la nécessité de recharger le véhicule sur une prise. Et contrairement au véhicule électrique, l’automobiliste peut faire le plein en quelques minutes et poursuivre sa route.

Une nouvelle donne pour l’industrie automobile canadienne

La progression de l’hybride pourrait également influencer les stratégies des constructeurs. Alors que plusieurs marques avaient misé massivement sur une transition rapide vers le 100 % électrique, la demande actuelle montre que les technologies hybrides ont encore un rôle important à jouer. Le deuxième trimestre de 2026 constitue à cet égard un signal difficile à ignorer : les hybrides progressent beaucoup plus rapidement que les véhicules électriques à batterie et prennent une part importante du marché abandonné par les modèles traditionnels à essence. La voiture de demain ne sera donc peut-être pas aussi rapidement électrique que certains l’avaient prédit. Pour le moment, au Canada, elle semble surtout devenir hybride.

Avec des renseignements d’Automotive News

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