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Subaru ralentit ses ambitions électriques

Une chute de 90 % de ses profits


Subaru ralentit ses ambitions électriques

Le constructeur japonais Subaru revoit sérieusement sa stratégie d’électrification. Confrontée à une demande plus faible que prévu pour les véhicules électriques et à l’impact brutal des tarifs douaniers américains, l’entreprise retarde la production de ses futurs VÉ développés à l’interne. Le PDG Atsushi Osaki a confirmé le 15 mai que le nouveau complexe d’Oizumi, actuellement en construction au Japon et prévu pour entrer en activité vers 2028, débutera finalement avec des véhicules hybrides et à moteur thermique avant d’ajouter des modèles électriques plus tard, lorsque le marché sera jugé plus favorable. Subaru prévoyait initialement faire de cette usine le cœur de sa nouvelle génération de véhicules électriques conçus sans partenaire externe.

Une facture salée de 362 millions $

Le ralentissement du virage électrique coûte déjà cher à Subaru. Le constructeur a inscrit une charge exceptionnelle de 57,8 milliards de yens, soit environ 362 millions de dollars américains, liée à des dépréciations et révisions de projets VÉ. Selon Osaki, le marché américain — principal débouché de Subaru — n’évolue plus au rythme espéré. « Le rythme d’adoption des véhicules électriques à batterie a ralenti en partie à cause de l’assouplissement des politiques environnementales aux États-Unis », a déclaré le dirigeant. Subaru affirme vouloir poursuivre le développement des composantes clés de futurs VÉ, mais avec des investissements beaucoup plus prudents.

Les tarifs américains frappent durement

Le plus gros problème demeure toutefois les tarifs américains sur les véhicules importés du Japon. Plus de 70 % des ventes mondiales de Subaru proviennent des États-Unis et environ la moitié de ce volume est encore assemblée au Japon. Ces modèles sont désormais frappés par un tarif de 15 %, ce qui a amputé les profits du constructeur de près de 227 milliards de yens, soit environ 1,42 milliard de dollars américains. Résultat : le bénéfice d’exploitation de Subaru s’est effondré de 90 % pour l’exercice financier terminé le 31 mars 2026, passant de 405,3 milliards à seulement 40,1 milliards de yens. Le bénéfice net a aussi plongé de 73 % pour s’établir à 90,8 milliards de yens.

Subaru mise encore sur Toyota

Même si Subaru développe maintenant ses propres architectures électriques, le constructeur continue de s’appuyer fortement sur Toyota Motor Corporation pour limiter les coûts. Le Subaru Solterra demeure essentiellement une version retravaillée du Toyota bZ. Les futurs modèles électriques Uncharted, Trailseeker et Getaway partagent également plusieurs éléments techniques avec Toyota. Cette stratégie de coopération permet à Subaru de rester présent dans le marché électrique sans devoir investir autant que des géants comme General Motors, Honda Motor Co. ou Stellantis, qui ont eux aussi réduit certaines ambitions électriques récemment.

Les ventes électriques progressent… mais à coups de rabais

Paradoxalement, les ventes électriques de Subaru continuent de progresser aux États-Unis. En mars dernier, les immatriculations du Solterra et des nouveaux modèles électriques ont bondi de 50 % pour atteindre 1 687 unités. Le problème est que Subaru doit offrir des rabais inhabituels pour écouler ses véhicules électriques. Les incitatifs moyens accordés au Solterra atteignaient 8 651 $ US en mars, comparativement à une moyenne de seulement 2 799 $ US pour l’ensemble de la gamme Subaru. Une situation qui démontre que la demande existe encore, mais qu’elle demeure fragile sans soutien financier agressif.

Des prévisions plus optimistes pour 2027

Malgré cette année difficile, Subaru prévoit un certain rebond pour l’exercice financier 2027. Le constructeur anticipe une hausse de près de 4,9 % de ses ventes mondiales à 940 000 véhicules. L’Amérique du Nord devrait demeurer le moteur principal avec des ventes prévues de 736 000 unités. Le bénéfice d’exploitation pourrait presque quadrupler pour atteindre 150 milliards de yens, tandis que le bénéfice net grimperait de 43 %.

Une réalité qui frappe toute l’industrie

Le cas Subaru illustre bien le changement de ton actuel dans l’industrie automobile. Après plusieurs années d’euphorie entourant les véhicules électriques, plusieurs constructeurs réalisent maintenant que la transition prendra plus de temps que prévu. Les consommateurs demeurent hésitants face aux prix élevés, à l’autonomie hivernale et aux infrastructures de recharge encore inégales, particulièrement en Amérique du Nord. Résultat : les hybrides retrouvent soudainement la faveur des fabricants comme des acheteurs. Pour Subaru, reconnu historiquement pour ses moteurs Boxer, ses rouages intégrals et sa clientèle fidèle plus conservatrice, le retour temporaire vers l’hybride ressemble davantage à une adaptation réaliste qu’à un recul stratégique.

Avec des renseignements d’Automotive News

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