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Unifor prépare un vote de grève chez Stellantis au Canada


Unifor prépare un vote de grève chez Stellantis au Canada

Les négociations entre Unifor et Stellantis s’enveniment. Le syndicat représentant plus de 9 000 travailleurs horaires du constructeur au Canada a annoncé la tenue prochaine d’un vote visant à déterminer si ses membres sont prêts à autoriser le comité de négociation à déclencher une grève.

Le vote aura lieu les 17 et 18 octobre. Unifor prévoit annoncer les résultats le 19 octobre.

Une autorisation de grève ne signifie toutefois pas qu’un débrayage sera automatiquement déclenché. Elle donnerait plutôt au syndicat un mandat supplémentaire pour exercer de la pression sur Stellantis si les discussions continuent de piétiner.

Les négociations dans une impasse

Unifor affirme que son comité de négociation se trouve actuellement dans une impasse avec Stellantis sur plusieurs enjeux majeurs.

La sécurité d’emploi figure parmi les principales préoccupations du syndicat, tout comme l’avenir de l’usine d’assemblage de Brampton, en Ontario.

Stellantis souhaite vendre cette installation, qui représente depuis plusieurs années un élément important de l’activité industrielle du constructeur dans la région de Toronto.

Pour Unifor, l’avenir de l’usine et des emplois qui y sont associés constitue donc un enjeu central des négociations.

Une grève comme moyen de pression

Le syndicat affirme que la grève demeure une solution de dernier recours.

Le vote vise néanmoins à démontrer à Stellantis que les travailleurs sont prêts à aller plus loin si aucune entente satisfaisante n’est possible.

Un vote favorable ne signifie donc pas que les chaînes de montage s’arrêteront le 20 octobre. Unifor pourrait plutôt utiliser le mandat obtenu pour augmenter la pression au cours des prochaines étapes des négociations.

La stratégie est classique dans le secteur automobile : obtenir un mandat fort des travailleurs avant de retourner à la table de négociation, avec la possibilité d’un arrêt de production en arrière-plan.

Stellantis sous pression au Canada

Le conflit survient alors que Stellantis doit également composer avec d’importants enjeux industriels au Canada.

L’avenir de l’usine de Brampton est particulièrement incertain. L’installation, qui produisait notamment la Chrysler 300, la Dodge Charger et la Challenger avant leur retrait du marché, est actuellement au cœur des discussions sur la prochaine étape de la présence industrielle de Stellantis dans la région.

Pour Unifor, la sécurité d’emploi ne peut être dissociée des décisions que prendra Stellantis concernant ses installations canadiennes.

Ford et GM ont déjà conclu leurs ententes

Stellantis est désormais le dernier des trois grands constructeurs automobiles américains présents au Canada à ne pas avoir conclu une nouvelle entente avec Unifor.

Le syndicat a déjà négocié des accords avec Ford et General Motors.

Cette situation pourrait accroître la pression sur Stellantis, alors que les travailleurs de ses installations canadiennes attendent à leur tour une entente qui leur donnera davantage de visibilité sur leur avenir.

Les prochaines journées seront donc déterminantes. Si les membres donnent un mandat de grève à Unifor, le constructeur devra composer avec une nouvelle variable dans des négociations qui sont déjà dans une impasse.

Avec des renseignements de la Presse Canadienne

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