Plus de 200 000 Jeep privés de TPMS
Un simple problème logiciel prive potentiellement plus de 200 000 véhicules Jeep d’un système de sécurité que les automobilistes tiennent désormais pour acquis. Stellantis rappelle précisément 201 976 véhicules aux États-Unis, parce qu’une défaillance du logiciel du système de surveillance de la pression des pneus (TPMS) pourrait empêcher celui-ci de détecter une pression insuffisante ou d’allumer le témoin d’avertissement. Le rappel, annoncé aux États-Unis le 1er septembre 2026, porte le numéro NHTSA 26V559000 et la campagne interne de Stellantis est identifiée par le numéro 54D.
Le Grand Cherokee au cœur du rappel
Le modèle le plus touché est le Jeep Grand Cherokee, avec 113 647 exemplaires des années-modèles 2024 à 2026 visés. Ils ont été construits entre le 13 février 2024 et le 12 juin 2026. Le Grand Cherokee L arrive ensuite avec 57 456 véhicules des années 2024 à 2026. Le rappel touche également la version hybride rechargeable Grand Cherokee 4xe, ainsi que les grands VUS Wagoneer et Grand Wagoneer. Au total, neuf modèles ou variantes sont concernés, notamment les Grand Cherokee, Grand Cherokee L, Grand Cherokee 4xe, Grand Wagoneer, Grand Wagoneer L, Wagoneer, Wagoneer L, Cherokee 2026 et Grand Wagoneer L hybride rechargeable.
Quand le logiciel devient le problème
Le TPMS utilise des capteurs pour surveiller la pression des pneus et avertir le conducteur lorsqu’un pneu est insuffisamment gonflé. Dans les véhicules concernés, une erreur dans le logiciel du module radiofréquence (RF Hub) peut empêcher le système de fonctionner correctement. Le véhicule peut alors rouler avec un pneu sous-gonflé sans que le conducteur reçoive l’avertissement approprié au tableau de bord. Le problème constitue donc une non-conformité à la norme américaine FMVSS 138, qui encadre les systèmes de surveillance de la pression des pneus. C’est un problème particulièrement intéressant à l’heure où les voitures font pratiquement tout à la place du conducteur. Il fut une époque où vérifier la pression des quatre pneus faisait partie de la routine du samedi matin. Aujourd’hui, on laisse généralement les capteurs faire le travail. Encore faut-il qu’ils soient réveillés.
Une réparation relativement simple
La bonne nouvelle est que la réparation ne nécessite pas le remplacement des capteurs ou des composants mécaniques du système. Les concessionnaires devront simplement effectuer une mise à jour du logiciel du module radiofréquence, et cette intervention sera effectuée sans frais pour le propriétaire. Les lettres de rappel aux propriétaires américains doivent commencer à être expédiées le 29 septembre 2026. Aucun accident, décès ou blessure associé à cette défaillance précise n’est rapporté dans les renseignements disponibles sur le rappel.
Et au Canada?
Il faut toutefois faire une distinction importante pour les propriétaires québécois et canadiens. Le dossier 201 976 véhicules concerne le marché américain et relève de la NHTSA. Nous n’avons pas trouvé, au moment de publier cette nouvelle, de fiche correspondante de Transports Canada pour ce rappel précis. Cela ne signifie pas nécessairement que les Jeep canadiennes sont exclues. Les modèles et les périodes de production étant communs à plusieurs marchés nord-américains, FCA Canada pourrait annoncer sa propre campagne de rappel. Les propriétaires d’un Grand Cherokee, Grand Cherokee L, Grand Cherokee 4xe, Wagoneer ou Grand Wagoneer récent devraient donc vérifier leur NIV auprès de leur concessionnaire Jeep ou dans la base de rappels de Transports Canada. Transports Canada a d’ailleurs publié plusieurs rappels Jeep récents touchant des problèmes logiciels sur les Grand Cherokee, ce qui illustre bien que les campagnes américaines et canadiennes doivent être vérifiées séparément.
Une vérification de pression demeure nécessaire
Même lorsqu’un véhicule est équipé d’un TPMS, le système ne remplace pas une vérification régulière de la pression des pneus. Un pneu peut perdre de la pression graduellement sans déclencher immédiatement une alerte, tandis que la pression recommandée varie selon la charge et les conditions d’utilisation. Dans le cas des Jeep visées par le rappel, le problème est simplement que le conducteur pourrait ne jamais être averti lorsque le système devrait l’être.Pour un propriétaire canadien, le réflexe à avoir est donc simple : vérifier le statut du véhicule avec le NIV et, dans l’intervalle, continuer à contrôler manuellement la pression des pneus.
Avec des renseignements de Carscoops

