Une autonomie de 126 km pour la Volvo XC60 PHEV 2028
Londres, Angleterre — Lancé en 2008 comme modèle 2009, le XC60 a fait plus que de trouver sa place dans la gamme Volvo grâce à un style fort accrocheur. Il s’est imposé comme le meilleur vendeur de la marque et a contribué à solidifier les bases d’une entreprise qui commençait à être chancelante. Repensé une première fois en 2018, le voilà de retour pour 2028 pour une troisième génération. Et cette fois, ce n’est pas le style qui vole la vedette. En fait, le modèle nous propose une petite révolution dans le segment des véhicules hybrides rechargeables. Volvo nous a conviés à Londres pour lever le voile sur le tout, la même virée qui nous a permis de voir le nouveau XC40 2028.
L’autonomie
Lorsqu’il est question d’un modèle hybride rechargeable, la première question qui est posée porte sur son autonomie tout électrique. Il y a quelques années, la norme tournait autour de 60 km. Elle a grimpé à 70, voire 80. Mercedes-Benz a récemment poussé la note avec une liberté tournant autour de 100 km.
Le nouveau XC60, lui, vient briser les conventions, car il promet 126 kilomètres. Ce chiffre correspond aux tests préliminaires de l’EPA (Environmental Protection Agency), c’est-à-dire ceux relatifs à notre marché. Sur le cycle WLTP européen, plus généreux, Volvo promet 200 km.
Le chiffre de 126 km tient donc la route. Nous ne serions même pas surpris s’il s’avérait légèrement supérieur.
La progression est énorme. Rappelons que le XC60 actuel plafonne à 56 km d’autonomie électrique. Notez que le XC90, plus gros et plus lourd, va profiter des mêmes avancées technologiques. Son autonomie sera de 117 km, ce qui demeure très respectable pour un véhicule de ce gabarit.
La batterie
On comprend rapidement pourquoi l’autonomie fait plus que doubler en jetant un coup d’œil à la capacité de la batterie, qui passe de 18,8 kWh à 41,2 kWh, une progression énorme. Les moteurs électriques gagnent aussi en puissance, ce qui fait grimper le nombre de chevaux de 401 à 455. Le couple, lui, est de 560 livres-pieds. On trouve toujours le même 4-cylindres turbo de 2,0 litres sous le capot.
Petit détail : la batterie est désormais logée sous le plancher, entre les sièges avant et arrière, afin de ne pas empiéter sur l’espace de chargement.
Un style dans la continuité
Côté design, Volvo reste Volvo, c’est-à-dire sage et reconnaissable. Sur ce XC60, les portières et les panneaux arrière sont les seules pièces reconduites. Tout le reste, capot, pare-chocs, grille, hayon, jantes (de 18 à 22 pouces), est neuf.
Le phare de jour en forme de marteau de Thor demeure bien présent devant, mais il est plus élancé, avec une présentation épurée. À bord, des changements subtils : de nouveaux matériaux, de nouvelles boiseries, un cuir Nappa ventilé, un éclairage d’ambiance plus riche, etc.
Les commandes sont toujours regroupées à l’écran central de 11,2 pouces, hélas. Le système multimédia est appuyé par Google Gemini. En matière de sécurité, une série d’améliorations a été apportée afin que les systèmes du véhicule soient plus réactifs et plus efficaces.
C’est attendu d’une marque comme Volvo, qui a toujours misé sur la sécurité.
La recharge
Avec une batterie plus grande, le temps de recharge s’allonge forcément. Pour limiter les dégâts, Volvo fait passer la puissance du chargeur embarqué de 3,7 kW à 7,2 kW. Le résultat : 5,7 heures pour une recharge complète à domicile sur une borne de niveau 2, soit une hausse de 14 %.
Malheureusement, ce nouveau XC60 n’est pas compatible avec les bornes de niveau 3. Il ne propose pas, non plus, de port NACS pour accéder au réseau de Tesla. Deux absences qui déçoivent. Volvo aurait pu faire un « sans faute » ici.
Notez que des versions à hybridation légère seront également offertes, pour le XC60 comme pour le XC90.
Verdict
Cent vingt-six kilomètres d’autonomie électrique, c’est le chiffre à retenir. Avec le prix de l’essence qui refuse de baisser, rouler en mode électrique presque tout le temps, tout en gardant le moteur à essence comme filet de sécurité pour les longs trajets, voilà une proposition qui devrait séduire.
En vérité, les futurs propriétaires d’un XC60 n’entendront pas souvent leur moteur à essence. Tellement qu’il faudra s’assurer de le faire fonctionner de temps en temps. Et l’hiver, même si l’on perd 30 ou 40 %, on profitera encore de 80 ou 90 kilomètres.
Les munitions sont là. À Volvo de proposer son modèle à un prix qui va le rendre irrésistible.
Le modèle peut déjà être commandé, avec une arrivée prévue au début de 2027.
Nous aurons l’occasion d’en prendre le volant un peu plus tard cet automne. On vous revient à ce moment avec d’autres détails et nos impressions de conduite.