Great Wall Motors ne lâche pas le morceau
Le constructeur chinois Great Wall Motors (GWM) regarde toujours vers l’Amérique du Nord avec une ambition dévorante. L’entreprise a même reconfirmé ses visées sur le marché américain, Canada, Mexique et, oui, les États-Unis . Elle ignore les barrières tarifaires imposées par Washington.
Le géant chinois considère toujours les États-Unis comme son objectif ultime. Il prépare son entrée depuis plusieurs années déjà. Il a installé discrètement des centres de recherche à Detroit et à Los Angeles. On a vu GWM au CES de Las Vegas. Ses véhicules hybrides et électriques étaient là en janvier. La marque cherche surtout à tester l’acceptation de ses produits par le public américain.
Cette offensive cible logiquement le Canada à moyen terme. Une fois le pied dans la porte canadienne, le marché américain est juste à côté (et vice versa). Sans surprise, Great Wall Motors voit dans nos routes un terrain idéal pour ses gros VUS. Sa série Tank devrait bien faire chez nous. C’est un VUS au look robuste et musclé. Il rivalise directement avec Toyota et Ford.
Pour réduire son exposition aux tarifs punitifs nord-américains, la marque mise sur l’Europe. Elle y a créé une structure commerciale robuste complète, avec production et recherche locales. Ça pourrait déjouer les barrières aux États-Unis.
Ultimement, tout ça pourrait coûter cher au Canada, et surtout à son industrie. Great Wall Motors contrôle ses chaînes d’approvisionnement et investit massivement dans ses propres plateformes logicielles. Les équipementiers canadiens pourraient être évacués de l’approvisionnement si les constructeurs chinois débarquent au pays sans se voir imposer un certain quota de contenu local.
Les consommateurs québécois vont certainement voir d’un bon œil l’arrivée de GWM, comme BYD, Chery et les autres. Ça va bousculer nos habitudes de consommation. Disons que l’industrie automobile n’a pas fini de changer…