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Hyundai Saint-Laurent devra verser 7 500 $ à un client


Hyundai Saint-Laurent devra verser 7 500 $ à un client

Un concessionnaire montréalais, Hyundai Saint-Laurent, devra verser 7 500 $ à un client pour troubles et inconvénients après avoir immobilisé son véhicule pendant 39 jours pour des travaux mécaniques, alors qu’un délai de trois à quatre jours avait été annoncé. La décision a été rendue par la Cour du Québec, sous la plume de la juge Eliana Marengo, le 5 février dernier.

Un rappel moteur à l’origine du litige

Selon le jugement, le client, Mamadou Diallo, s’est présenté à l’atelier en novembre 2022 à la suite d’un rappel émis par Hyundai Canada concernant un défaut moteur susceptible d’entraîner une perte de puissance. Le concessionnaire soutenait avoir informé le client de possibles retards en raison du volume élevé de véhicules visés par le rappel. Il plaidait également que les délais étaient attribuables à des circonstances hors de son contrôle et qu’il était en droit de facturer la totalité des pièces et de la main-d’œuvre.

Fait étonnant : le jugement ne précise pas pourquoi des frais étaient réclamés au client dans le cadre d’un rappel constructeur, normalement assumé par le fabricant.

Une facture contestée

Le concessionnaire avait présenté une demande reconventionnelle de 7 162 $ pour les réparations — bien au-delà de l’estimation initiale de 3 960 $ remise au client. La juge a rejeté cette réclamation.

De son côté, Diallo réclamait 15 000 $, invoquant les frais de location d’un véhicule de remplacement ainsi que des pertes de revenus liées à son travail comme chauffeur Uber.

Une perte d’usage jugée déraisonnable

Si la Cour a refusé d’indemniser les pertes de revenus et les frais de location, elle a néanmoins estimé que le client avait subi des inconvénients importants. Dans sa décision, la juge Marengo conclut que le concessionnaire n’a pas agi dans l’intérêt de son client ni conformément aux obligations contractuelles. Elle souligne que la perte d’usage du véhicule pendant une période jugée déraisonnable constitue un préjudice « significatif et substantiel ».

Un signal clair pour l’industrie

Au-delà du montant accordé, cette décision envoie un message limpide : un rappel constructeur ne dispense pas un concessionnaire de son devoir de diligence et de transparence. Dans un contexte où les rappels se multiplient et où les délais d’approvisionnement demeurent parfois imprévisibles, la gestion des attentes et la communication avec la clientèle deviennent aussi cruciales que la réparation elle-même.

Pour les concessionnaires, le risque n’est plus seulement technique — il est désormais juridique et réputationnel.

Avec des renseignements d’Automotive News

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