Ram ressuscite le moteur Hellcat dans le Rumble Bee 2027
Ram confirme officiellement le retour du muscle truck avec la nouvelle gamme Ram 1500 Rumble Bee. L’annonce a été faite dans le court métrage « Muscle Runs Deep », présenté par Tim Kuniskis, l’homme derrière plusieurs des projets les plus déjantés de l’ère moderne chez Stellantis. Et disons-le franchement : Ram ne fait pas les choses à moitié.
Trois moteurs HEMI et jusqu’à 777 chevaux
La nouvelle famille Rumble Bee proposera trois variantes V8 HEMI :
- V8 HEMI 5,7 litres de 395 chevaux
- V8 « 392 » HEMI 6,4 litres de 470 chevaux
- V8 Hellcat suralimenté de 6,2 litres développant 777 chevaux
Le modèle vedette, le Ram 1500 Rumble Bee SRT, promet un 0 à 100km/h en 4 secondes et une vitesse maximale visée de 274 km/h. Oui, une camionnette capable de suivre plusieurs voitures exotiques… tout en conservant une caisse arrière pour transporter des matériaux de rénovation ou un VTT.
Le fils spirituel du Ram SRT10
Ram assume clairement l’héritage du mythique Dodge Ram SRT-10 à moteur V10 Viper. Depuis la disparition de ce modèle il y a près de vingt ans, le segment des camionnettes sportives avait pratiquement disparu.Le Rumble Bee veut raviver cette folie mécanique avec une approche moderne : rouage intégral actif, mode propulsion, launch control, différentiel verrouillable électronique et même un mode Drift sur certaines versions. Bref, ce n’est plus seulement un pickup rapide. C’est pratiquement une muscle car géante avec une boîte de chargement.
Une plateforme profondément modifiée
Pour transformer le Ram 1500 en véritable camion de performance, les ingénieurs ont raccourci l’empattement de 330 mm afin d’améliorer la rigidité et la maniabilité. La configuration exclusive « Cabine Quad avec caisse courte » donne au véhicule des proportions plus agressives et un comportement plus proche d’un véhicule sportif que d’une camionnette traditionnelle. Les versions 392 Track Pack et SRT ajoutent notamment une suspension pneumatique adaptative des amortisseurs Bilstein semi-actifs, des freins Brembo à six pistons, des pneus arrière de 325 mm et des modes piste avec départ lancé (launch control). Ram affirme même que le Rumble Bee SRT peut générer jusqu’à 0,89 g d’adhérence latérale sur circuit. Une statistique qui aurait probablement provoqué un fou rire chez les propriétaires de pickups des années 1990.
Une aérodynamique travaillée comme une voiture de course
Le design n’est pas uniquement esthétique. Chaque élément sert à améliorer le refroidissement ou la stabilité à haute vitesse. Les versions les plus extrêmes reçoivent un énorme séparateur avant, un aileron fonctionnel sur le hayon, des conduits de refroidissement pour les freinset un couvre-caisse rigide optimisé pour l’appui aérodynamique. À 274 km/h, Ram affirme que plus de 450 kg de force s’exercent sur l’avant du véhicule. Oui, ce pickup a réellement été étudié pour rouler à des vitesses de supercar allemande.
Un habitacle orienté performance
À bord, Ram mélange ambiance muscle car et technologie moderne. Les modèles les plus puissants profitent d’un écran numérique de 12,3 pouces, d’un système Uconnect pouvant atteindre 14,5 pouces, d’affichages Performance Pages, un affichage tête haute et un système audio Harman Kardon à 19 haut-parleurs. Les sièges sport, les palettes au volant et les multiples modes de conduite renforcent l’approche SRT orientée vers la performance. Même le logo Rumble Bee évolue selon la puissance du modèle, un détail typiquement Mopar qui plaira aux amateurs de la marque.
Ram mise sur l’émotion
Avec le Rumble Bee, Ram cherche clairement à reconnecter avec une clientèle passionnée à une époque où l’industrie se tourne massivement vers l’électrification. Le message de Tim Kuniskis est limpide : il existe encore une place pour les véhicules excessifs, bruyants et émotionnels. Et pendant que plusieurs constructeurs réduisent la cylindrée ou remplacent les V8 par des moteurs électriques silencieux, Ram lance une camionnette Hellcat de 777 chevaux capable de faire des départs digne d’une course d’accélération. Parfois, l’industrie automobile ressemble davantage à une thérapie collective pour passionnés qu’à un exercice de rationalité.

