Mercedes-Benz reporte la production du GLC en Alabama à 2030
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Mercedes-Benz devra patienter encore plusieurs années avant de fabriquer son populaire VUS GLC aux États-Unis. Le constructeur allemand vient de reporter le démarrage de la production dans son usine de l’Alabama de novembre 2027 à mai 2030. Une décision qui signifie que le GLC continuera d’être importé d’Allemagne pendant au moins deux ans et demi supplémentaires, avec une facture douanière qui risque de faire grimacer les comptables de Stuttgart.
Le GLC, un modèle incontournable pour Mercedes en Amérique
Le GLC et son grand frère, le GLE, figurent parmi les véhicules les plus populaires de Mercedes-Benz sur le marché américain. Le GLC représente à lui seul environ 25 % des ventes de voitures particulières de la marque aux États-Unis.
Entre janvier et septembre 2026, Mercedes aurait vendu près de 54 000 exemplaires du GLC. Un résultat qui dépasse les ventes combinées des trois autres modèles Mercedes importés les plus populaires durant cette période.
Le problème est que chaque GLC fabriqué en Allemagne et expédié aux États-Unis est assujetti à des droits de douane de 15 %. Une ponction importante sur les marges bénéficiaires, particulièrement pour un modèle vendu en aussi grand nombre.
Selon les informations rapportées par Automotive News, Mercedes-Benz AG aurait confirmé le changement de calendrier, bien qu’un porte-parole du constructeur ait refusé de commenter publiquement cette décision.
Mercedes préfère attendre la prochaine génération
Mercedes-Benz avait pourtant prévu de transférer la production du GLC dans son complexe industriel de Vance, en Alabama, dès novembre 2027. Le constructeur a finalement choisi de ne pas investir dans l’adaptation de ses installations pour un modèle qui approche de la fin de son cycle de vie.
La marque préfère attendre la prochaine génération du GLC, connue à l’interne sous le nom de code V255, dont l’arrivée est prévue autour de 2030.
La génération actuelle, identifiée par le code 254, a été lancée en 2022. Elle se retrouverait donc à quelques années de son remplacement lorsque la production américaine devait initialement commencer.
Selon Sam Fiorani, de la firme AutoForecast Solutions, cité par Automotive News, adapter une usine pour accueillir un modèle en fin de carrière aurait entraîné des dépenses supplémentaires. Mercedes aurait ensuite dû procéder à une nouvelle transformation des installations pour accueillir la génération suivante.
Dans un contexte où les constructeurs cherchent à réduire leurs coûts et à rationaliser leurs investissements, attendre le prochain modèle représente donc une décision financièrement logique.
Une facture douanière qui continuera de grimper
Cette prudence industrielle comporte toutefois un prix. Mercedes-Benz devra continuer à importer ses GLC d’Allemagne jusqu’au printemps 2030, ce qui signifie que les droits de douane américains de 15 % continueront de s’appliquer.
Le constructeur avait annoncé des investissements de 4 milliards de dollars américains dans ses activités manufacturières aux États-Unis. La production locale du GLC constitue un élément important de cette stratégie.
Le report risque donc d’alourdir la facture douanière de Mercedes pendant plusieurs années. La marque n’a toutefois pas précisé le montant supplémentaire que cette décision pourrait représenter.
On ignore également comment Mercedes entend absorber ces coûts : en acceptant une diminution de ses marges bénéficiaires, en augmentant les prix de vente ou en réalisant des économies ailleurs dans ses opérations.
Une nouvelle génération attendue pour 2030
La prochaine génération du GLC, baptisée V255, devrait conserver une gamme de motorisations relativement diversifiée.
Comme pour le modèle actuel, Mercedes devrait proposer des moteurs à quatre et six cylindres, accompagnés de différentes configurations hybrides rechargeables.
La possibilité de retrouver une motorisation V8 n’est toutefois pas confirmée. Mercedes devra également préciser ses intentions concernant l’électrification et la répartition des différentes motorisations selon les marchés.
L’usine de l’Alabama demeure un pilier de Mercedes
Le complexe Mercedes-Benz de Vance, également connu sous le nom de MBUSI (Mercedes-Benz U.S. International), joue déjà un rôle majeur dans la stratégie nord-américaine du constructeur.
L’usine assemble actuellement les VUS GLE et GLS, ainsi que leurs déclinaisons électriques EQE SUV et EQS SUV.
L’arrivée du GLC devait permettre de renforcer davantage les activités américaines de Mercedes et de réduire sa dépendance envers les importations européennes.
Il faudra finalement attendre jusqu’en 2030. D’ici là, Mercedes continuera de payer la taxe à l’importation pour l’un de ses modèles les plus populaires aux États-Unis. Une situation qui illustre bien les paradoxes de l’industrie automobile actuelle : investir localement coûte cher, mais ne pas le faire peut coûter encore davantage.
Avec des renseignements d’Automotive News

