Unifor et General Motors concluent des ententes de principe
Le syndicat Unifor et General Motors ont conclu des ententes de principe couvrant plus de 4 600 travailleurs syndiqués dans quatre installations de GM en Ontario. L’accord doit maintenant être soumis aux membres pour ratification lors de réunions prévues les 29 et 30 août. Les ententes concernent les membres des sections locales 222, 88, 199 et 636 d’Unifor, qui travaillent notamment à l’usine d’assemblage de GM à Oshawa, à l’usine CAMI d’Ingersoll, à l’usine de groupes propulseurs de St. Catharines et au centre de distribution de pièces de Woodstock. Le comité de négociation principal d’Unifor pour GM a approuvé les ententes à l’unanimité, a indiqué le syndicat le 22 août.
Les détails de l’entente restent secrets
Pour l’instant, Unifor n’a pas dévoilé les détails financiers ou les principales dispositions des nouvelles conventions collectives. Les travailleurs devraient obtenir tous les détails lors des assemblées de ratification des 29 et 30 août. Cette confidentialité temporaire empêche notamment de confirmer si les employés de GM bénéficieront des mêmes grandes lignes que celles négociées récemment avec Ford.
Ford avait ouvert la voie
Les négociations avec GM ont débuté le 10 août, peu après que les membres d’Unifor chez Ford Motor Company eurent ratifié une nouvelle convention collective. L’accord conclu avec Ford est devenu la référence pour les négociations d’Unifor avec les trois grands constructeurs américains. L’entente prévoyait notamment des augmentations salariales annuelles de 3 %, une prime de signature de 10 000 $ ainsi qu’un engagement d’investissement de plus d’un milliard de dollars pour soutenir la production de véhicules et de moteurs au Canada. GM devait donc composer avec une barre déjà placée assez haut. Les travailleurs de l’automobile ont maintenant une assez bonne idée de ce qu’ils peuvent raisonnablement espérer obtenir — et les négociateurs de GM savent qu’Unifor ne vient pas à la table avec une calculette cassée.
Un secteur automobile sous pression
La conclusion de cette entente de principe survient alors que l’industrie automobile canadienne traverse une période d’incertitude. La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, notamment les droits de douane imposés aux véhicules et aux pièces automobiles, ajoute une pression considérable sur les constructeurs et leurs fournisseurs. Pour GM, comme pour Ford et Stellantis, la capacité de maintenir des investissements et des volumes de production compétitifs au Canada demeure donc un enjeu majeur. Les nouvelles conventions collectives devront permettre de concilier les revendications des travailleurs avec la réalité économique d’une industrie nord-américaine confrontée à des coûts croissants et à un environnement commercial de plus en plus imprévisible.
Prochaine étape : Stellantis
Si les membres d’Unifor ratifient les ententes avec GM, le syndicat pourra rapidement passer au prochain dossier : les négociations avec Stellantis. Le constructeur de Chrysler, Jeep, Dodge et Ram sera donc le dernier des trois grands constructeurs américains à devoir négocier avec Unifor. Après Ford et GM, la question sera maintenant de savoir si Stellantis acceptera de suivre le même modèle salarial et d’investissement établi par ses deux concurrents. Une chose est certaine : dans les usines automobiles canadiennes, l’automne s’annonce aussi animé que les chaînes de montage.
Avec des renseignements d’Automotive News

